Série de tableaux dessins Artvasy...+ textes

Publié le par Al Maury


    Une dessinatrice hors paire , que je tien à vous
    présenter ... ARTVASY

          
                                                      SYLVIANE
    D'autres suivront avec textes tout aussi ...!




                                                     Le berger de Neptune

                            Bergerdeneptune2.jpg-artvasy.jpg
                                                                  Je suis le don
                              Jesuisledon.jpg-dessin-vasy07.jpg
                       Amour je t'aime                                                    Innocence
                jenaipaspeurdaimer3.jpg-vasy-07.jpgangebebe2.jpg-Vasy-07.jpg
                                                                               Voyage interieur
                embryonanim2.gifundefined
                                                 Le berger de la Lune
                                    bergerlune3.jpg-artvasy-B-lune.jpg
                Le berger de Mercure                Le berger de la Terre
               bergerdemercure2.jpg-artvasy.jpgbergerdelaterre3.jpg-artvasy.jpg
                Le don des sens                            Enfants de l'amour
               dondesens4.jpg-artvasy-femme-voil-e.jpgenfantamour6.jpg-femme-et-b-b-sssss.jpg
                 revebleu4.jpg-peinture-in-blue-artvasy.jpg
                                                            2mains1.jpg-mains-tendues-artvasy.jpg
                 Je t'aime moi non plus                         Liberté
               undefinedundefined
                                                                           Les larmes de l'esprit
                                                                           gamin20.jpg-larmes-de-l-esprit-VASY.jpg

              14122805_p--LOTUS-BLEU.jpg


                                                                              undefined

L'ETOILE DU BERGER

                                                LE BERGER DE LA LUNE

Auréale était une minuscule étoile, fille des sphères célestes, elle attendait dans le noir le retour de son père.
Le Berger de la Lune était son ami, les rivages de la nuit portaient l'écume de ses rêves à ses pieds. De son bâton de lumière il exauçait ses désirs et chassait ses peurs.

Le Berger de la Lune était son ami, que lui  était-il arrivé ? Par quel cauchemar avait-t-il été terrassé ? Ou peut-être s'était-il tout simplement endormi, emporté au large de ses nuits.
Le Berger de la Lune était son ami. Qu'il était bon de se sentir, ainsi réfugiée au creux de la lumière de l'obscurité. Comment  pourrait-elle  l'oublier quand elle savait qu'il n'avait jamais cessé  d'exister.

Auréale se tourna vers la voûte étoilée :
« Toi, Berger de la Lune, qui était mon ami,  toi qui nous a quitté, crois-tu que j'ai assez grandi pour ne plus apprécier tes rivages dorés.
Je suis née dans la nuit, elle me couvre de ses ailes sombres, je n'ai pas peur du noir.
J'ai peur d'être seule, seule à protéger les anges,  seule au point de voir mon vocabulaire s'effacer, seule au point de réinventer les mots, seule au point de me taire pour ne pas rester seule, seule au point de prêter mes pensées à l'écho des murs, seule au point d'entendre mes pensées.

Berger de la lune tu étais mon ami, mais qui te protège toi, si ce n'est toi -même ? Et dans l'océan si sombre de mes nuits, j'ai tant besoin de mes yeux,  je boirai la mer pour qu'ils ne s'y noient, et qu'enfin je te vois. »
La petite étoile s'endormit, et s'éleva dans la poussière de ses rêves...

                                                undefined

                                              Le Berger de la terre

Seule dans sa nuit  Auréale fit un songe :
Le Berger de la Lune apparut et lui sourit.  Sur l'écume de son rêve il s'est penché, et dans les sillons dorés bercés de son bâton doucement il a tracé le chemin de vie de son frère.

Le berger de la lune, son ami, lui aussi avait du souci. Il était né près de lui, il était son jumeau, il avait peur du noir et ne voyait pas la lumière, il se réfugia au coeur de sa mère et devint le Berger de la Terre.

Au sein des volcans  il se forgea un bâton de feu  avec lequel il attisait les démons des hommes. Les envies, la haine, la jalousie..., devinrent les étoiles de ses ténèbres, lueurs de braises et de douleurs qui réchauffaient son coeur.

Et lui, Berger de la Lune, son ami, son frère, eut beau lui tendre la main et
lui offrir de son coeur  tout l'amour, rien n'y  pu faire.
Les mets de la table de la noirceur aux chatoyantes couleurs avaient aveuglé son âme, envoûté ses peurs et sonné le glas du réconfort.

Auréale s'éveilla et d'un souffle  essaya de chasser sa tristesse :
« Toi berger de la lune, toi qui était mon ami, pourquoi as-tu terni de ton histoire le reflet de mes espoirs? Et ta peine, miroir de mes désespoirs ressemble fort à la mienne. O petite soeur ! De quoi avais-tu si peur? »

Une larme glissa le long du bâton lumineux. Elle vint se fondre à la frange de ses cils, et ce filet de soie,  depuis, toujours coule en elle :
« Toi, notre mère, qui a nourri les braises de la terre, tu as planté dans mon cœur une épée de misère, une croix de non fer.
Mais si j'ai perdu ma soeur, et toi ma mère, je n'ai pas perdu mon ami, le Berger de la Lune, il reviendra nuancer et iriser d'un arc-en-ciel de nacre
l'horizon diaphane de mes pensées et diluera l'ombre de mes peines. »

                                                  undefined
 
                                                  LE BERGER DE MERCURE


Dans l'obscurité, sous la voûte céleste constellant les sables du désert d'une blancheur scintillante, le Berger de la Lune souleva, de son bâton lumineux,
le coin de la dune où  reposait la petite Auréale.
Une perle d'ambre tomba du coin de sa paupière et roula sur l'erg chaud.

De ses longs doigts soyeux, il la recueillit et d'un souffle la destina au soleil.
Le Berger de la Lune lui dit, le regard fixé sur cette nouvelle comète :
« Mon amie, je vais te révéler l'histoire de cette étrangeté, le Berger de Mercure. Il est né de sa mère et de mon père qui en faisait ainsi mon demi-frère.

Cet enfant fragile et fugace, toujours en mouvement, échappait à toute autorité. Sa mère eut si peur de perdre ce Prince volatile, qu'elle l'enserra dans les mailles du filet d'or et d'argent de son amour absolu. »

Le Berger de la Lune, son ami, baissa les yeux, le doux murmure de ses pensées poudra d'or la surface mouvante de son nocturne océan et tourmenta d'un trait d'argent l'écume de son rêve :
« De cette prison, le jeune Dauphin fit son élément. Il fondit l'or et l'argent
qu'il façonna en un bâton aux reflets fluctuants de jaune et de blanc.

Ce petit avait si froid au sein de sa mère qu'il sourdit de cette source aveugle, et ne stoppa cette folle chevauchée qu'en Mercure la discrète, si proche de ce père qu'il ne pouvait atteindre.

Il se fit Berger de Mercure, et de ce socle furtif il observait le parcours des âmes perdues, espérant reconnaître celle qui poserait le pied sur  l'arc-en-ciel de sa solitude, et, chercherait avec lui le trésor de sa vie. »

Et le Berger de la Lune, recouvrit d'un voile blanc le songe d'Auréale.

                                                  undefined
                                                  LE BERGER DE NEPTUNE

   Auréale si petite si fragile, se tournait et s'agitais dans sa nuit solitaire
 Cela faisait si longtemps que l'ouragan de ses tourments désunissait l'indigo secret de ses rêves
des remous lactés de leur écume, le Berger de la Lune, son ami, d'une pluie de perles de nacre  anéantit cette obscure et mortelle étreinte.

Le Berger de la Lune, de son souffle chaud inonda tout son être d'une  mélodie de douceur, d'un chant de sirènes. Il caressa sa joue de sa paume
satinée, lui  confia:
"Veux-tu savoir d'où je tiens une telle magie?"

Devant la candeur émerveillée, curieuse et pleine de reconnaissance  du cœur de la petite étoile, il s'inclina, et de son bâton lumineux il poudra d'or l'effervescence de son sommeil, couvrant ses pieds d'une brume diaphane et ambrée, et dans un doux murmure il lui conta l'histoire du Berger de Neptune.

« Ce trésor, me dit-il, me vient d'un  lointain Géant, un ami, qui me rendit la vie de sa présence prodigue et limpide, lymphe de tes rêves les plus secrets.
Il est né de la douleur sur un grand oiseau bleu, et depuis ces limbes azurés
il entreprit un long voyage. De nombreuses nymphes s'unirent à son interminable odyssée et dans son souvenir elles étaient autant de lunes
apaisant de leur reflet d'albâtre la dure morsure des ténèbres accablant le combat de son cœur. »
Le Berger de la Lune inspira les gouttelettes de brume, et reprit :

« A la recherche de l'amour, il côtoya indigence, folie, infortune,  détresse, et bien d'autres malheurs de ce monde.
Son regard effaré, noyé d'amertume, voyait toutes les larmes de la terre se déverser dans la fontaine de l'oubli et rejoindre ainsi le torrent des insoumis. »

Alors Auréale se redresse et cri :

« O Berger de la lune, mon ami, les fils de soie de sa vérité tissent en moi une voile de révolte, que ton souffle entraîne au-delà des rivages de ma nuit. »

De son bâton  de lumière il frôla sa colère, la fit taire, et son récit poursuivit :

« Mon ami, ce Prince Bleu, décida de faire son univers des pleurs de la misère. Il stoppa son périple en Neptune la plus éloignée, invisible et passionnée, où il accueillit les sanglots de l'abnégation, les fondant en un océan d'amour, dont il devint le Maître des Abysses, Le Berger de Neptune.

De l'eau, du vent et de la  nacre il se fit un bâton et partit en quête de sa vérité. Il s'enfonça dans la plus grande obscurité, et y découvrit des trésors insoupçonnés, les couleurs de la lumière : Arc-en-ciel de pureté, du pourpre de la passion, de l'or de l'innocence aux blancs rivages de l'humilité. Ces  prodiges il a voulu partager…

Moi, Berger de la Lune, ton ami, moi, gardien de tes rêves, par lui, j'ai reçu ce don, sous forme de perles, symboles des larmes de l'enfance martyrisée,
afin de protéger ce qui paraît un songe aux incrédules.

Le Berger de Neptune, aux portes de la galaxie, Maître des marines abîmes,
portera la magie de sa lumière de ces lointains horizons jusqu'à la lisière dorée des esprits éclairés…

Et la tête pleine de cette clarté nouvelle, Auréale se rendormit paisiblement, le cœur plein d'une confiance qu'elle savait éternelle.
         undefinedundefinedundefined








 
             
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
artvasy, Sylviane vraiment hors paire à mettre dans nos liens et sans aucune restriction..les pinceaux et la plume sont un choix de premier ordre mon cher Alj'ai égaré mes pas au sein de ses feuilles. .... laissé mes mots... reveries san bornes et sans limites.Mais Toi toi AL dont le coeur et les sens ont si souvent parler Ou en es tu maintenant???bisous tendresse
Répondre
A
Le MOI moi est je ne sais ou ...il est en manque d'....................................De..................................DE............
V
Tu avais raison, c'est beaucoup mieux comme ça!  ; )
Répondre
A
N'es ce pas LOL
O
bonsoir Al,,toute cette page est un bel ensemble de peintures et croquis,j'aime le premier tableau,énormément..J'arrive après tout le monde,pour te souhaiter un bon anniversaire!je vais continuer un petit tour..,bises
Répondre
A
Il n'est jamais trop tard...Donnes moi ton avis esthétique plus...
N
Elle dessine vraiment bien cette madame.Son écrit est beau aussi.je vais aller voir son site.Bon dimanche maury et A+
Répondre
A
OUI ....laisses lui aussi des com.
R
Bon anniversaire al, je pense que je suis en retard, mais le coeur y est, j'aime beaucoup le dessin du visage de la femme voilée ou l'on voit le coeur, et ce dessin tout en bleu, ou le regard à l'air perdu, passe un bon dimanche bisous
Répondre
A
Merci ...oui je pense que cette personne a des choses à dire ...